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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

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C’est moi qui souligne

Nina Berborova, dans sa préface à l’édition française de son autobiographie, commence par la recherche d’un mot dont on ne comprendra la portée de 500 pages plus loin. Un mot qu’elle illustre par la relation sur plus d’un siècle et demi entre les intellectuels russes et français. Ce mot, la « nécessité », traduit à merveille son besoin d’écrire qu’elle partage avec nous dans cette autobiographie hors du commun. Nous sommes en effet à l’opposé d’un étalage incontrôlé d’émotions et de situations personnelles  qui réveilleraient un voyeurisme primaire dans tout un chacun… nous sommes également loin d’une tentative de re-raconter l’Histoire, tentation facile pour un personnage qui a vécu plusieurs évènements marquants du XX siècle. Au lieu de tout cela, Berberova nous met dans une bulle (évidemment personnelle) et nous fait voyager avec elle à travers les lieux et les époques : le Pétersbourg d’avant la révolution, la révolution russe de 1917, le Paris (russe et non russe) d’avant-guerre, la deuxième guerre mondiale à travers ses impressions d’un petit village perdu dans l’Ile-de-France, et le dernier voyage au nouveau monde. Elle nous raconte sa vie comme une rencontre… avec des grandes figures de la littérature russe, avec le temps, avec elle-même. Bref, un de ces livres fabuleux qu’on regrette de ne pas avoir lu plus tôt. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire7 septembre 2009 · Catégorie lecture

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