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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

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Les Désorientés

Un (nouveau livre de) Amin Maalouf est toujours un événement, surtout depuis son élection à l’Académie Française en 2011. Les Désorientés ne fait pas exception. Oui, Maalouf est un conteur hors pair. Oui, il explore les thèmes de l’identité, l’émigration et le voyage (intérieur et extérieur). Dans son dernier roman, on retrouve un cadre habituel aux thèmes maaloufiens: des jeunes gaucho idéalistes se séparent suite à la guerre dans un pays du Levant dont on ne connaitra pas le nom mais qui ressemble étrangement au Liban, mère patrie de l’auteur. Ils perdront leur Levant, leurs idéaux et une bonne partie de leur identité primaire. Tout cela est raconté à travers le retour de l’un d’eux au pays pour assister aux obsèques de celui qui était le chef de bande. Mais le retour ne se passera pas comme prévu et enchainera un torrent d’émotions et de rencontres avec le passé, le présent n’étant la que pour servir d’arrière-plan. On se laisse facilement entrainer par la fluidité de l’écriture et l’alternance des modes narratifs. Mais si certaines réflexions traduisent une profonde expérience personnelle de l’auteur (dans laquelle tout exilé, et en particulier libanais, pourrait se retrouver), on est souvent déçus par les lieux communs de certains échanges et le caractère forcé de certaines situations (comme le dialogue entre l’historien athée et le barbu islamiste), sans parler d’une « chute » (ou fuite? ou manque d’inspiration?)… consternante. Autant d’imperfections qui nous laissent sur notre faim: Amin Maalouf aurait pu écrire une épopée de l’exil, au lieu de cela, il nous sert une très bonne fiction personnalisée. Dommage. (note: 3/5)

→ 0 Commentaire12 août 2015 · Catégorie lecture

Nymphomaniac (Director’s Cut)

Un film de Lars Von Trier est toujours un événement en soi.. ou un désastre nombriliste, le juste milieu n’existe pas pour le provocateur du cinéma. N’ayant pas vu la version cinéma (censurée), je me suis directement orienté vers la version longue de ce film fleuve (5h30) qui raconte la vie de Joe, auto-diagnostiquée nymphomane, qui raconte son histoire à un bonhomme gentil qui la ramasse ensanglantée et inconsciente dans la rue. S’ensuit une suite incohérente de flash-backs pornos (le terme « érotique » pourrait suggérer une dimension sensuelle totalement absente du film) racontés par Joe auxquels le gentil vieillard tente de donner une signification spirituelle, artistique ou métaphysique en faisant des parallèles grotesques avec la bible, Bach, la numérologie et la littérature. Et comme le spectateur est connu pour être débile, en tout cas celui censé assister à Nymphomaniac, LVT juge utile d’illustrer certains passages par des images d’archives ou des illustrations powerpoint dessinées sur l’écran. Charlotte Gainsbourg fait pitié de platitude et les scènes sexuelles sont dignes d’un porno trash, que le réalisateur tente vainement d’intellectualiser ou de réhabiliter dans les cercles mondains, par de grotesques dialogues sur le bien et le mal. Prétentieux et tristement affligeant. (note : 0/5)

→ 0 Commentaire19 juillet 2015 · Catégorie ciné

Leviathan

Le Leviathan est selon la mythologie phénicienne le monstre du chaos primitif. Le film de Andrey Zviaguintsev nous montre le destin impitoyable qui s’abat sur Kolia au milieu d’une nature austère et primitive dans une société où une religion aveugle apporte une couverture morale à la cruauté de l’homme. Nous sommes au bord de la mer de Barents, à l’extrême nord Russe, et la carcasse de baleine en toile de fond nous rappelle que le cataclysme n’est jamais bien loin. Un film noir et intense. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire17 janvier 2015 · Catégorie ciné

Ida

Ida, de Pawel Pawlikowski porte bien l’adjectif « éblouissant » accolé à l’affiche du film. Dans une Pologne des années 60 dont le gris présumé devient atemporel avec le noir et blanc choisi pour le film, une orpheline élevée au couvent part à la rencontre de sa tante encore en vie. Cette rencontre sera une première étape pour une confrontation avec les démons de l’histoire polonaise sous l’occupation nazie et un christianisme quasi mystique. Le visage d’Agata Trzebuchowka (Ida) est celui de l’ange qui regarde et expérimente, protégé par son monde parallèle et exclusif… et qui finit par nous demander « a potem » (et alors?) avant de retourner dans son monde mystique. Envoûtant. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire17 janvier 2015 · Catégorie ciné

Voyage à Tokyo

Ce grand classique japonais de Yasujirō Ozu raconte l’histoire d’un vieux couple qui, dans le Japon d’après-guerre, vont visiter leurs enfants à Tokyo. Fiers d’une réussite qu’ils voyaient de loin, ce sentiment est vite remplacé par l’amertume de se retrouver de trop dans un quotidien de classe moyenne. Preuve d’une structure familale détruite par la guerre, le seul être qui bouleverse son quotidien pour s’occuper d’eux est la belle fille, épouse d’un fils militaire sans nouvelle depuis de longue annéees. Les scènes d’intérieurs enchainent plans fixes avec une vue au loin sur d’autres pièces, sur le décor environnant ou sur l’horizon et créent une intimité forcée avec les personnages. Nous partageons leurs gênes et leurs minces bonheurs. Voyage à Tokyo fait partie de ces films où presque rien ne se passe jusqu’au moment où, bouleversés, on devient l’un des personnages pourtant si éloignés dans le temps et l’espace… et c’est à ce moment là qu’on se rend compte qu’on vient d’assister à un grand moment de cinéma. (note: 5/5)

→ 0 Commentaire15 juillet 2013 · Catégorie ciné

Django Unchained

L’histoire d’un esclave noir libéré par un chasseur de primes dans le sud des Etats-Unis deux ans avant la guerre de Sécession est un vrai Tarentino avec tout ce que ça implique de violence théâtrale, musique neo-country, rebondissements et affiche impressionnante. Entre western spaghetti et violence de série Z (chère à Tarentino), Christoph Waltz (le chasseur de primes) et Jamie Foxx (Django) interprètenent leur rôle avec intensité et humour. Le seul regret… à force d’attendre et d’avoir « du vrai Tarentino », on se demande où sera le renouvellement de Tarantino dans ses prochaines oeuvres. (note : 3/5)

 

→ 0 Commentaire6 juillet 2013 · Catégorie ciné

La Colline aux Coquelicots

Le dernier (et on espère chaque fois que ce ne sera pas le dernier) ‘Miyazaki’ est en fait une création du fils du célèbre Hayao Miyazaki (Princesse Mononoké, Voyage de Chihiro, …) qui se lance dans le sillage de son père après une expérience d’architecte. Le fils s’éloigne en apparence du monde imaginaire de son père rempli d’esprits et de créatures étranges pour décrire un amour d’adolescents dans une bourgade paisible au bord du port de Yokohama. Dans un japon d’après guerre où les élan de nationalisme visent à redonner une fierté perdue à un peuple vaincu, une jeune fille lève inlassablement deux pavillons marins chaque matin en mémoire à son père disparu. C’est ce même père qui se retrouve connecté au passé d’un lycéen passionné  qui ne manque pas de croiser le chemin et le destin de la jeune fille. Mais ce monde si simple est peut être encore plus imaginaire que les esprits de la forêt de Miyazaki-père: le lyrisme de la fierté, de la passion et de l’espoir existe-t-il encore ailleurs que dans l’imaginaire? (note : 4/5)

→ 1 Commentaire25 janvier 2012 · Catégorie ciné

Machete

Ancien agent fédéral mexicain, Machete se retrouve immigré illégal au Texas pour fuir son passé marqué par l’assassinat de sa famille par un baron de la drogue. Malgré lui, il se retrouve mêlé à une histoire de tentative d’assassinat politique mettant en jeu des ultra-républicains qui chassent les immigrés à coups de fusil. Entouré d’aventurières aux formes généreuses, il se lance à la chasse aux méchants pour en découdre une fois pour toute. Dans ce nouveau série Z, Robert Rodriguez, grand ami de Tarantino, revient avec un nouvel épisode digne de Sin City et Une nuit en enfer (qu’il a également mis en sc`ne). Génial dans son genre. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire20 décembre 2011 · Catégorie ciné

Mr Popper’s Penguins

Jim Carrey est un businessman sans cœur qui garde enfoui au fond de lui l’écho d’un père absent parti faire un tour du monde et un jour jamais revenu. En héritage, il reçoit directement envoyés du Pôle Nord 6 pingouins polaires qu’il doit loger dans son duplex new-yorkais tout en essayant de recoller les morceaux avec sa famille. Le cinéma américain reste encore à mes yeux inégalé dans les comédies familiales légères et émouvantes et Jim Carrey est le parfait représentant de ce mélange de comédie burlesque et de tragédie. Le film rend d’ailleurs discrètement hommage à Charlot devant qui les pingouins peuvent passer des heures entières entre admiration et mimiques. Génial si on sait l’apprécier à sa juste portée. (note : 3/5)

→ 0 Commentaire27 octobre 2011 · Catégorie ciné

Tree of Life

La palme d’or de Cannes ressemble toujours à une grille de loto : on peut gagner gros mais les chances sont minimes. Tree of Life de Terrence Malick ne fait pas exception à cette règle et ce n’est pas sans une certaine hésitation que j’y suis allé.
Le film commence par une heure de lyrisme adolescisant où on assiste à un défilé d’images (très belles au demeurant) des 4 éléments (volcans, planètes, eau, cellules) sur un fond de musique classique digne d’un excellent salon de coiffure. Malick a même réussit à glisser une scène de dinosaures dans ce qui ressemblait à un reportage sur la beauté de l’univers. L’effet est déroutant et ce n’est que la curiosité de ce qui pouvait suivre qui m’a empêché de quitter la salle.
Après cette première heure, on retrouve la trame, peu de mots, des émotions qui passent par des gestes simples, bref, superbe… mais tout cela ne dure que trop peu et on retrouve vite le délire cosmique du début et cette même musique classique de salon de coiffure… A vouloir trop en faire, malick en a fait trop et la lumière s’est allumée sur un éclat de rire général de la salle qui se demandait comme on avait pu en arriver là. A éviter. (note : 2/5)

→ 1 Commentaire21 septembre 2011 · Catégorie ciné

Miami City Ballet

Les invités du moment des Etés de la danse à Paris affichent une programmation alléchante : un trio de petits tableaux enchainant du Balanchine sur du Tchaikovsky, du Bach et du Sinatra. De quoi remplir le Théâtre du Chatelet. Le premier tableau s’ouvre sur un décor d’un kitsh très américain… les danseurs se déplacent en mouvement ordonnés, les tutus balancent, c’est mou, sans intérêt, on s’ennuie mais heureusement que c’est fini. Le second tableau est plus moderne, des danseurs habillés en guêpes et des mouvements plus agressifs. C’est mieux mais les danseurs oublient souvent de se coordonner et nous sommes loin de l’extase. Le dernier tableau finit par enlever tout espoir : sur neufs enchainements de Sinatra, des couples entrent en scène, effectuent une danse de cabaret au rythme complètement déconnecté de la musique… jusqu’à un tableau final où on retrouve tous les couples sur la même scène pour nous répéter leurs mêmes pas, encore sans rapport avec le fond sonore.

Et c’est là où je me suis rappelé tous ces Preljocaj où les danseurs ont des ailes, les corps sont légers quand ils s’envolent et lourds quand ils tombent, les gestes d’une précision et une synchronisation impressionnantes… Le Miami City Ballet en est très très très loin (à moins qu’ils n’aient envoyé en France les remplaçants?). A fuir. (Note : 1/5)

→ 0 Commentaire20 juillet 2011 · Catégorie danse

J’ai rencontré le diable

Le synopsis du dernier film de Kim Jee-woon est laconique (« un agent secret recherche le tueur en série qui a tué sa fiancée… ») et aurait pu passer inaperçu si le cinéma coréen ne nous avait pas habitué à une vision particulière de la violence. On sent que quelque chose se trame quand l’agent secret retrouve le tueur au bout d’une petite demi heure de film… et le laisse filer dans une course poursuite démoniaque où l’on finit par se demander qui est le fou et qui est le sain d’esprit. Extrêmement violent mais captivant de folie. A voir. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire18 juillet 2011 · Catégorie ciné

Black Swann

Non, je ne voulais pas aller voir le dernier film du réalisateur du magnifique Requiem For A Dream, sans doute par méfiance pour tout ce qui me semble hyper-médiatisé… Oui, j’étais persuadé qu’on y accourait principalement (uniquement?) pour y voir Nathalie Portman… Et c’est avec ces idées toutes faites que j’ai failli passer à côté d’une petite merveille troublante sur le monde impitoyable des ballerines et des démons de la folie exacerbés par une quête impossible de la perfection… Nathalie Portman -qu’on a le droit de ne pas aimer- est sublime et le film est à la hauteur du premier requiem du réalisateur. Génial! (note : 5/5)

→ 0 Commentaire25 avril 2011 · Catégorie ciné

True Grit

Le dernier film des frères Coen est dans la lignée de ce qu’ils savent faire de mieux : une ambiance de far west dans l’Arkansas des siècles derniers, des brutes épaisses et des bons aux caractères mal finis. On se laisse entraîner dans la chevauchée en territoire indien d’un marchal et d’une gamine de 14 ans qui cherche a venger la mort de son père. Une fois n’est pas coutume, aucune happy end mais une superbe mise en image de cette sentence du début du film « tout doit se payer, excepté la grâce de Dieu ». (note : 4/5)

→ 0 Commentaire22 avril 2011 · Catégorie ciné

Le goulag raconté par E. Guinzbourg

Au cours d’une discussion, j’apprends qu’une certaine Evguenia Guinzbourg, la mère du célèbre Vassili Axionov que j’ai récemment découvert à travers son chef d’œuvre Une Saga Moscovite, aurait écrit un des grands classiques sur le Goulag. N’ayant jamais réussi à lire plus de dix page d’un Soljenistyne, je mets cette nouvelle en veilleuse jusqu’au jour où un esprit avisé m’offre Le Vertige et Le Ciel de la Kolyma, les deux volets autobiographiques de l’œuvre de Guinzbourg… et là, c’est la révélation. Avec la même puissance de verbe qu’une Nina Berberova, « Jenia », fervente communiste, raconte avec une précision et une simplicité déconcertantes, son expérience des purges staliniennes de la fin des années 1930 qui l’ont emmenée des cachots du NKVD à Iaroslav jusqu’aux camps de « rééducation » de la Kolyma. Ce récit, qu’elle a écrit dans les années 1960-1970 après sa réhabilitation et son retour à Moscou (et dont elle avait conservé en mémoire tous les détails pendant toute la durée de son exil) porte encore toute la charge émotionnelle de cette expérience de la souffrance qu’un esprit normal aurait du mal à imaginer. Un grand moment de littérature à découvrir d’urgence… Merci M. B. pour cette excellente découverte (note : 5/5)

→ 0 Commentaire7 février 2011 · Catégorie lecture

Arriety

Arriety, le petit monde des chapardeurs est la dernière petite merveille sortie des Studios Ghibli sous la supervision de Miyazaki dont la réputation n’est plus à établir.  Plus ‘simple’ à aborder que les Miyazaki classiques, le premier long métrage du réalisateur Hiromasa Yonebayashi n’en reste pas moins dans la lignée des chefs d’œuvres  de son mentor par sa capacité à nous emporter dans un fabuleux univers poétique où on retrouve des thèmes classiques comme la relation des personnages entre eux et avec la nature, la cohabitation avec l’environnement et la lutte pour la vie. Bref, les petits chapardeurs qui empruntent ce dont ils ont besoin pour vivre aux humains sont attachants et le film passe à une vitesse incroyable. A voir. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire20 janvier 2011 · Catégorie ciné

Quartier Lointain

Découvrir Jiro Taniguchi par son Homme qui marche, manga presque muet qui accompagne les promenades de quartier d’un homme ordinaire, n’est sûrement pas la meilleure entrée en matière : malgré des dessins subtils, le livre n’en reste pas moins déconcertant (mon premier manga contemplatif). Quartier Lointain est un manga plus classique où on retrouve la même subtilité dans l’image. L’intrigue d’un homme de 48 ans qui se retrouve dans sa peau d’adolescent de 14 ans est terriblement captivante et bien menée. On se laisse volontiers emporter dans ce Japon rural des années 1960 à la recherche du temps et des occasions perdus. Chacun de nous aurait pu être Hiroshi et on n’en garde que la déception de fermer le livre trop tôt. Ma meilleure découverte dans mon expérience limitée des mangas. (note : 5/5)

→ 1 Commentaire19 décembre 2010 · Catégorie lecture

Chroniques de l’Oiseau à Ressort

Six ans après une première découverte, relire les Chroniques de Haruki Murakami relève encore du voyage dans un monde mystérieux mais à portée de main qui se crée autour d’un couple banal d’un employé de cabinet juridique qui quitte son emploi et son épouse qui cache de terribles secrets d’enfance. La poésie habituelle de Murakami est cette fois, dans ce roman qui se démarque nettement du reste de son œuvre, plus discrète. C’est surtout l’absence de frontières à l’imagination dans un univers clos qui tient dans un pâté de maisons qui envoûte le lecteur : le chat disparaît, une inconnue fait du charme au téléphone, une femme au nom de l’île de Crète prédit l’avenir… on se laisse avec plaisir entraîner dans ce monde fantastique. Sans doute le chef d’œuvre de Murakami et un des meilleurs romans que j’ai eu la chance de lire. (note : 5/5)

→ 1 Commentaire8 décembre 2010 · Catégorie lecture

Anna Karénine, le ballet

Que donneraient les grands classiques de la littérature russe en ballet ? Boris Eifman, chorégraphe russe qui dirige le ballet de Saint-Pétersbourg depuis plus de trente ans, tente d’y répondre avec des créations comme L’Idiot, Les Frères Karamazov, Anna Karénine ou plus récemment La Mouette. Son retour en France avec Anna Karénine permet de redécouvrir ce ballet magnifique que j’avais eu l’occasion de voir une première fois au New York City Ballet en 2005. Sur une musique de Tchaikovsky, entre classicisme et modernité, et dans une exigence où les corps sont poussés à leur extrême limite, nous y accompagnons Anna dans sa folie et son déchirement entre la traditionnelle vie familiale et une passion dévorante pour son amant, dont l’issue, « à la russe », ne peut être que fatale. Splendide. (note : 5/5)

→ 1 Commentaire7 décembre 2010 · Catégorie danse

Outrage

On attendait avec impatience le dernier Takeshi Kitano (avec Beat Takeshi en rôle principal)… et la déception est à la hauteur de l’attente : absence de scénario, acteurs absents, longueurs, dialogue et intrigue inexistants, quelques explosions de violence qui n’empêchent malheureusement pas de s’assoupir tout au long du film… à se demander s’il ne s’agissait finalement pas d’un film amateur que Kitano aurait diffusé sous son nom sans même le visionner… bref, étonnant de médiocrité ! (note : 0/5)

→ 0 Commentaire2 décembre 2010 · Catégorie ciné