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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

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Hommage aux ballets russes

Preljocaj entame une tournée estivale en faisant revivre deux classiques de son répertoire : Noces et Le Sacre du Printemps. Le premier évoque les traditions des mariages des Balkans où les cérémonies portent un arrière goût de drame tandis que le second met en scène la brutalité du désir érotique… avec pour points de rencontre deux musiques fascinantes de Stravinsky, une brutalité évocatrice des rituels païens ancestraux et une mise en scène d’un érotisme cru. Vous ajoutez à cela le décor du bassin de Neptune à Versailles et le rêve est entier. A (re)voir. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire10 juillet 2010 · Catégorie danse

Chroniques japonaises #4

chroniques_japonaises_4 Plus traditionnel, le torii flottant de l’île de Miyajima, une des trois vues les plus célèbres du Japon.

→ 0 Commentaire19 juin 2010 · Catégorie chroniques japonaises

Agatha Christie

Un retour aux classiques avec une (re)découverte des trois classiques d’Agatha Christie : Dix petits nègres, le Crime de l’Orient-Express et Le Meurtre de Roger Ackroyd. Suspens, intrigues inextricables et rebondissements sont au rendez-vous dans ces polars qui se dévorent dès la première page. En revanche, avec le recul, on reste déçus par les solutions des énigmes qui sont le plus souvent « sorties du chapeau » dans les dernières pages au lieu de résulter d’un accompagnement du lecteur tout au long de l’intrigue. Dommage. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire6 mai 2010 · Catégorie lecture

The Shining

shining Quoi de mieux que de se replonger dans ce classique de Kubrick où Jack Nicholson donne vie à l’imaginaire de Stephan King. Basé sur le roman éponyme, Nicholson y incarne un gardien d’un hôtel fermé l’hiver qui s’apprête à vivre de longs de mois de solitude avec sa femme et son fils. Mais le fils, qui possède un don de médium, le « Shining », est effrayé à l’idée d’habiter ce lieu marqué par de terribles évènements passés… Suspens garanti. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire3 mai 2010 · Catégorie ciné

Libre Echange

Le deuxième roman de Bernard Mourad, qui relate l’histoire d’un homme au bord du gouffre à qui le « système » propose de changer de vie, s’inscrit dans la même veine que le premier (Les Actifs Corporels) : incisif, caustique et miroir d’une humanité déchue. Seul « réconfort » : le pouvoir du système (financier, politique, médiatique) n’est pas suffisant pour créer le bonheur… Et qui mieux qu’un banquier d’affaire reconverti peut en parler ? Sans être un chef d’œuvre, se laisse dévorer (note : 4/5).

→ 0 Commentaire22 avril 2010 · Catégorie lecture

Chroniques japonaises #3

chroniques_japonaises_3 La phrase habituelle qu’on nous répète sur le Japon : « quel étonnant mélange de tradition et de modernité »… Et si ce jardin « japonais », havre de paix en plein centre de Tokyo, entouré de barres d’immeubles en est l’illustration ?

→ 0 Commentaire13 avril 2010 · Catégorie chroniques japonaises

Les Justes

La mise en scène de Stanislas Nordey de ce classique de Camus aligne du beau monde dans la grande salle de La Colline : Emmanuel Béart et Wajdi Mouawad pour ne citer qu’eux. Refroidi par l’expérience du Tramway à l’Odéon où grande star ne rime pas avec théâtre de qualité, je craignais le pire. Et le pire est arrivé, sous une forme différente, plus posé (on était loin du défilé de mode), plus discret, par un ennui pesant qui s’installe pendant deux heures et demi… 150 minutes (ou presque, si on fait abstraction du sursaut des 15 dernières minutes) où 5 personnages, habillés en manteaux gris dans un décor inexistant, déclament un texte puissant mais sans vie, comme une longue récitation où les sursauts d’émotion font rire au lieu de pleurer et où le drame se transforme en concours de voix enrouées. Le théâtre de la Colline a vu mieux, les applaudissements polis en témoignent. Tristement banal. (note : 2/5)

→ 0 Commentaire12 avril 2010 · Catégorie théâtre

Voyage au bout de la nuit

La lecture du roman culte de Céline est en premier abord poussive et donne l’impression de ramer à contre courant dans un fleuve déchainé. Petit à petit, un malaise s’installe, ce personnage lâche et cynique qu’est Ferdinand Bardamu ne cesse de se heurter à l’absurdité du monde qui l’entoure fait de guerres, de faux héroïsmes et de recherche de l’argent et du plaisir.  On finit aussi par se rendre à l’évidence que le thème de la nuit est omniprésent et que l’action semble se dérouler dans une pénombre sans fin : la première guerre mondiale ressemble à une succession de fuites nocturnes, l’expérience américaine finit dans des déambulations nocturnes, Rancy qui vit dans la pénombre, l’asile de Vichy vit la nuit… Le monde que met en scène Céline réduit l’homme à un animal enragé, les visages sont gris, les destins tristes à mourir, le soleil ne s’y lève pas, mais ce monde est affreusement réaliste et inquiétant. Après ce « voyage », le lecteur a aussi l’impression d’être arrivé au bout de la nuit… Oui, c’est de la grande littérature! oui, Céline est un des grands écrivains français de son siècle.  A lire. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire7 avril 2010 · Catégorie lecture

Siddharta

Preljocaj revient avec une nouvelle création pour l’Opéra de Paris, le ballet Siddharta inspiré du mythe de celui qui donnera naissance au Bouddhisme. La courte description sur le site de l’Opéra est accrocheuse : « au-delà du simple récit, il dévoile les tourments et les mystères de ce long voyage intérieur, semé d’embûches, d’incertitudes et de doutes. » Malgré un début prometteur, on finit vite par ne plus  reconnaitre ce qui fait la force d’un Preljocaj : les gestes sont imprécis (c’est vrai que l’Opéra de Paris n’est pas le temple de la danse contemporaine), la musique est insignifiante ou agaçante, la scénographie sans intérêt… ou ridicule comme dans cette scène où l’Éveil apparaît dans un halo de lumière devant une énorme maison pendue au ciel… Tout cela finit par de timides applaudissements, on se hâte de quitter la salle et d’oublier qu’il s’agissait d’un Preljocaj. (note : 2/5)

→ 0 Commentaire29 mars 2010 · Catégorie danse

Chroniques japonaises #2

chroniques_japonaises_2 Tokyo, entrée d’une station de métro, une adolescente prend la pose devant un attroupement d’hommes qui la mitraillent avec tout engin équipé d’une caméra. Un tract publicitaire en échange d’un sourire. Le marketing moderne a quelque chose d’obscène…

→ 0 Commentaire9 mars 2010 · Catégorie chroniques japonaises

Un Tramway… (film)

cine_tramway Après la déception de la version au théâtre mise en scène par Warlikowski (cf. infra), et avant de porter un  jugement infondé sur le texte de Tennessee Williams (que je n’ai pas lu), j’ai vu le film éponyme signé Elia Kazan avec Vivien Leigh et Marlon Brando… Difficile de ne pas faire un parallèle entre (a) la platitude des personnages de la pièce où l’intrigue est centrée sur l’héroîne super-star, les autres personnages servant de décor à ce qui est vite devenu un défilé de mode et (b) les reliefs des personnages du films, la complexité de leurs interactions, l’évolution inexorable vers la folie et la contribution de chacun à cette dérive. D’un même texte, d’une même histoire, le théâtre (pourtant avantagé par une proximité et une liberté qui font défaut au cinéma) échoue là où le cinéma nous livre un film superbe. Warlikowski n’est pas Kazan… Le premier à éviter, le second à voir (note : 5/5)

→ 0 Commentaire9 mars 2010 · Catégorie ciné

Chroniques japonaises #1

chroniques_japonaises_1 Voici une nouvelle rubrique, chroniques japonaises, inspirée d’une série de photos prises lors de mon unique voyage dans ce pays fascinant. Et pour commencer, le japon ultra-moderne, celui grouillant qui ne dort jamais avec ce cliché du carrefour géant du quartier nocturne de Shibuya.
(carnet de voyage complet sur firas.fr)

→ 0 Commentaire1 mars 2010 · Catégorie chroniques japonaises

Shutter Island

cine_shutterisland Le dernier Scorsese avec DiCaprio vient de sortir. On regarde la bande annonce et on s’y précipite. Le début du film est à la hauteur des attentes, deux agents fédéraux viennent enquêter sur une disparition mystérieuse dans une île-prison pour criminels fous. La loi du silence y règne, les personnages ont tous des têtes étranges. Mais l’intrigue s’enlise  et perd petit à petit en efficacité… S’y ajoute une pseudo-dimension historico-morale qui vient souvent comme un cheveu sur la soupe. On tourne en rond autour d’une fin « surprise » dans le style du 6ème Sens mais en moins bien. Au lieu d’une fin grandiose, on est finalement contents quand les lumières se rallument. Moyen. (note : 3/5)

→ 0 Commentaire27 février 2010 · Catégorie ciné

La Rumeur des Steppes

« René Cagnat, ancien diplomate, vit aujourd’hui dans cette zone de fracture qu’est l’Asie centrale et enseigne à l’université de Bichkek, en Kyrghyzie ». Les premiers mots de la quatrième de couverture disent déjà l’essentiel. Une fois qu’on a regardé une carte pour « se rappeler » où se trouve la Kyrghyzie (dont certains ne soupçonnaient pas l’existence avant d’avoir vu le mot), on commence timidement la lecture de cette histoire d’une zone méconnue du globe. L’écrivain n’est ni romancier ni un représentant de cette nouvelle espèce de faux aventuriers qui nous racontent des histoires de traversées de globe en chien de traineau (en oubliant de citer l’hélicoptère qui les transportait entre deux étapes). René Cagnat, passionné par les rencontres humaines, nous raconte cette région du globe qu’il a découverte il y a quelques décennies et à laquelle il a développé un attachement particulier. Des fresques historiques de Gengis Khan et Tamerlan aux conséquences encore visibles d’un siècle de communisme, l’histoire est racontée sans fioritures, parfois en désordre ou avec un petit côté mélodramatique qui traduit plutôt une spontanéité et un immense attachement qu’une réelle volonté de tomber dans l’affectif. Loin de la froideur d’un simple récit historique, l’auteur nous fait vivre une rencontre, souvent triste mais remplie d’humanité. Merci M. B. pour cette belle découverte. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire22 février 2010 · Catégorie lecture

Persepolis

cine_persepolis Marjane Satrapi nous raconte son histoire personnelle de la veille de la révolution iranienne à l’exil. Film animé adapté de la bande dessinée éponyme, à la fois drôle et émouvant, on y parcours, entre rires et larmes, les événements tragiques de la révolution et l’instauration de l’obscurantisme du régime des mollahs. Terriblement accrocheur malgré quelques longueurs. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire18 février 2010 · Catégorie ciné

Valse avec Bachir

cine_valse Valse avec Bachir raconte, à travers des bribes de mémoire de jeunes soldats israéliens, des fragments de l’invasion du Liban par Israël en 1982 pour y déloger l’OLP du jadis peu fréquentable Arafat. Le travail de mémoire (entre entretiens, flashbacks et souvenirs provoqués) est intéressant et la représentation animée qui en est faite esthétiquement accrocheuse. En revanche, la dimension historico-politique propre à toute guerre y est représentée d’une simplicité déconcertante : les israéliens sont venus nettoyer le Liban de « terroristes » sans visages et assistent, par un concours de circonstances, à un massacre de civils palestiniens perpétré sous leurs yeux par de méchants phalangistes… Comme ce monde parait si simple… On se demande alors si cette simplicité relève d’une vision personnelle du réalisateur, de l’inconscience collective qui a construit ce mythe ou de la propagande grossière. Peut-être un mélange des trois ? Dommage, ne s’agissant pas d’un Walt Disney, cette vision manichéenne et partiale d’un évènement d’une telle gravité nuit au travail d’ensemble. (note : 2/5)

→ 0 Commentaire17 février 2010 · Catégorie ciné

Un Tramway… (pièce)

Warlikowski, le metteur en scène star hyper-médiatisé de ces dernières années, revient au Théâtre de l’Odéon avec une adaptation d’Un Tramway Nommé Désir de Tennessee Williams. Et, comme pour toutes les stars, on peut aimer par goût ou par effet de mode, ou bien on peut ne pas aimer parce que les paillettes ne suffisent pas toujours pour faire vibrer une salle de spectateurs attentifs. Pourtant, l’affiche était alléchante : un texte revisité par Wajdi Mouawad et une héroïne incarnée par Isabelle Huppert en personne. Si on reconnait la touche Warlikowski dans la mise en scène (néons, décors minimalistes et épurés, un espace unique transformable à souhait, …), la pièce tourne vite en un défilé de mode d’une Isabelle Huppert (habillée par YSL et Dior, comme le précise bien le livret d’accueil) qui en fait presque un peu trop… On ne s’ennuie pas (comme c’était le cas pour Angels in America du même metteur en scène) mais le destin tragique de l’héroïne nous laisse indifférents… Les applaudissements sont (très) timides, la salle est déçue, c’est « bien » mais ça manque d’authenticité et de tripes… (note : 2/5)

→ 0 Commentaire15 février 2010 · Catégorie théâtre

Le Docteur Jivago (roman)

Boris Pasternak raconte une épopée dans le pur style russe : un destin hors du commun, une enfance qui pose les germes de la tragédie et une vie en apparence normale (dans le décor historique qui est le sien) mais qui magnifie les évènements qu’elle traverse. Iouri Jivago est ainsi l’homme qui a des idéaux progressiste mais qui, comme tant d’autre, comme l’intelligence même, sera brisé par la barbarie d’une révolution bolchévique sanguinaire. Un grand roman dans la lignée d’un Dostoïevski ou d’un Tolstoï… et un prix Nobel (refusé) pour rassurer ceux qui font confiance aux titres de noblesse. Un classique incontournable. (note : 5/5)

→ 0 Commentaire14 février 2010 · Catégorie lecture

Tsar

cine_tsar Après l’Ile, Pavel Lounguine reste sur sa lancée mystique pour mettre en images le règne d’Ivan le Terrible qui, entre paranoïa et démence, met la Russie du XVIème siècle à feu et à sang. Piotr Mamonov qui a accompagné Lounguine dans plusieurs films (Taxi Blues, l’Ile) est fascinant dans le rôle du Tsar fou qui voit le jugement dernier se profiler dans chacun de ses actes. Film surprenant qui ne cède en rien à une violence facile et qui nous laisse cloués à notre siège pendant deux heures sans voir le temps passer. (note : 4/5)

→ 0 Commentaire3 février 2010 · Catégorie ciné

La poésie est de retour, avec ces quelques vers de Nadia Tuéni

« Douce douce odeur du silence
il pleut dans mes yeux cette nuit
le ciel est un ruban usé,
l’étoile une bête qui fuit. »
Nadia Tuéni, Jardinier de ma Mémoire

→ 0 Commentaire25 novembre 2009 · Catégorie poésie